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Pep’s en concert au Rockstore!

In concert, interview, Musique on 11 mai 2010 at 7 h 35 min
Pep's en concert au Rockstore de Montpellier

Pep's en concert au Rockstore de Montpellier

De passage en concert sur Montpellier dans le cadre de sa tournée, le rendez-vous était fixé à 18h30 dans les backstages du Rockstore. Le Journal de la Comédie a pu rencontrer Florian Peppuy, plus connu sous le nom de Pep’s, juste avant de mettre le feu sur scène.

1- La musique est en vous depuis toujours. Musicien accompli, auteur compositeur interprète, vous savez jouer de plusieurs instruments. De plus, on peut dire que chez vous, la musique est une histoire de famille. Pas la famille des liens du sang, mais celle du cœur, les amis. En effet,  votre bande et vous êtes là depuis le début, ou presque, car Pep’s c’est un groupe.

Pep’s: Pep’s c’est d’abord mon nom, et aussi celui du groupe avec lequel je joue depuis une dizaine d’années. Avec le bassiste, cela fait 15 ans qu’on joue ensemble. Il y n’a qu’une personne qui ait changé depuis la base, c’est notre batteur qui a eu des problèmes de santé il y a 3-4 ans donc un nouveau batteur nous a rejoint. C’est tout cela qui fait que l’on a tenu car dans les 5 premières années quand on n’était pas intermittents, ce qui a fait que l’on a continué à croire dans notre projet c’est l’amitié.

2- Votre chanson « Liberta » existe depuis 2003 et pourtant, elle est connue du grand public depuis peu de temps finalement.  Quelle est la raison du succès de ce titre?

Pep’s: On a eu la chance d’avoir des attachées de presse à Paris très performantes qui ont réussies à placer « Liberta » en radio avant même qu’on soit chez Universal. C’est la 1ère fois en France qu’une chanson d’un artiste sans label majeur passe à la radio. C’est grâce à ça que cette même année, en décembre, a suivi la signature avec Universal. L’orchestration a aussi joué dans le succès du titre. La 1ère version n’était pas la même, il y a une chanteuse kabyle dessus, Djazia Satour du groupe MIG, et la version est très différente de celle-là. La nouvelle version est beaucoup plus lisible donc plus adaptée à la radio.

3- Vous avez participé à l’élaboration de  l’album des « Nains Connus » en collaborant sur 4 chansons, que leur avez vous apporté?

Pep’s: J’ai commencé à bosser avec eux  en 2003/2004. Je pense leur avoir apporté un peu d’expérience de la scène vu que se sont des petits jeunes, une chorale. De travailler avec la musique actuelle, pas forcément des gens qui font du classique, ça leur a apporté l’envie de monter des groupes et de travailler sur d’autres projets. Et aussi beaucoup de souvenirs.

4- Justement dans ce titre, « Liberta » quel est ce lieu où justement tout semble plus beau et plus paisible? Le paradis?

Pep’s: On rapproche cette chanson à la mort, au suicide. Le nerf de guerre de cet album, c’est l’idéalisme et l’espoir. C’est ça qui unit les hommes. Le prochain album aura beaucoup plus de chansons. J’ai mis du temps à écrire de belles chansons d’amour, c’est difficile je trouve (rires). J’aborderai des thèmes différents. J’ai écrit « Liberta » quand je vivais dans le sud ouest, et j’ai un de mes amis qui est décédé juste avant cette chanson et ça a dû influencer inconsciemment. C’est une dédicace à lui qui croyait beaucoup en ma musique à l’époque.

Florian Peppuy "Pep's"

Florian Peppuy "Pep's"

5- Alors, « Liberta », »Dans ma tête », ou « Utopie dans le décor « , on ressent de la mélancolie et de la tristesse dans vos textes. On a l’impression que vous avez gardé votre regard d’enfant, quelle est votre définition du bonheur?

Pep’s: Le bonheur c’est aussi une utopie. C’est quelque chose vers laquelle on tend sans savoir vraiment ce que c’est. Pour moi c’est d’être entouré de mes amis et de pas trop avoir de soucis. Le bonheur c’est un assemblage de beaucoup de choses. C’est différent pour chaque être humain. C’est d’être libre le bonheur, s’enlever des chaînes de la société, du capitalisme, d’être indépendant, de choisir son avenir, son destin.

6- Dans votre titre « Tristan », vous rendez hommage à l’un de vos amis, Tristan Picot, est-ce une thérapie de la chanter pour vous?

Pep’s: Tristan était comme un petit frère pour moi, j’étais très ami avec son frère. J’ai écrit cette chanson en sa mémoire car c’était le meilleur snowboarder du monde à cette époque là et c’est surtout pour ses amis proches de la montagne à qui ça a fait du bien. Pour sa famille aussi. Cette chanson a permis que l’on ne l’oublie pas. C’est pour ça que je la chante sur scène, pour honorer sa mémoire . Souvent on a tendance à oublier les gens les premières années alors que là non. Après sa mort, ses sponsors n’ont pas trop été présents et tout s’est éteint, et la famille en a gardé gros sur le cœur. Ma façon d’écrire est une thérapie, pas journalière, car je ne me force pas à écrire. Mais sans l’écriture, j’aurai plus de mal à faire le deuil de certaines choses et ça a aidé encore plus mes amis que moi je pense.

7- Qu’avez-vous ressenti quand vous avez appris votre nomination aux Victoires de la Musique dans la catégorie « artiste révélation du public » en 2009?

Pep’s: Je n’y ai pas cru! (rires)… Quand on me l’a annoncé, j’ai cru que c’était une blague. J’étais dans un bar dans le Vercors. Quand j’ai reçu ce message me disant que j’avais été nominé aux Victoires de la Musique, je n’y ai pas cru, puis j’ai reçu un 2ème message, puis un 3ème de mon manager qui me disait « si si c’est vrai! », alors j’ai fais la méga fiesta (rire); c’est flatteur car ce sont les professionnels qui décident. Se retrouver au Zénith et chanter « Liberta », cette chanson qui a porté tout le projet, c’est un bel aboutissement et un recommencement. Cela nous a permis d’avoir de nouveaux objectifs, et de nous rassurer, de se dire que ses dix dernières années ont servi à quelque chose finalement. Ca a été la cerise sur le gâteau et j’espère qu’il y en aura plein d’autres des victoires de la musique et qu’on la gagnera cette fois.

8- Quels sont vos projets pour 2010.

Pep’s: Enregistrement d’un nouvel album, maquettage de l’album à Paris cet été, puis nous allons à l’ICP a Bruxelles. Beaucoup de travail de studio nous attend. On a une petite tournée, car l’an passé, on a fait une centaine de dates. C’est la 1ère fois qu’on va être dans ces conditions-là, c’est le plus grand studio d’Europe (ICP), c’est une grande chance pour nous d’aller bosser là-bas, de pouvoir travailler avec de gros professionnels. C’est un endroit où il y a beaucoup de matériel, et on pourra aller mixer et bosser avec des anglais et américains. C’est une nouvelle façon de travailler et ainsi de pouvoir faire de nouvelles rencontres. Je ne voulais que voyager cette année mais le travail me rattrape (rire).

Nous remercions tout particulièrement Pierre qui nous a permis de réaliser cet entretien dans la bonne humeur et bien entendu, merci à Pep’s.

Pep's en concert au Rockstore

Pep's en concert au Rockstore

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